Exposition à Carquefou

Manoir des Renaudières

Du 17 novembre au 16 décembre 2012 inclus

Vernissage :

Samedi 17 novembre à 16 heures

Ouvert les mercredis, samedis et dimanches de 14 h à 18 h ou sur RDV

Renseignements : 02 28 22 24 04
ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Entrée libre


Il y a eu l’opéra sadien et des chants funèbres pendant l’hiver de la peinture des années 90. Il y a eu des apparitions dans le désert des années 2000.

Aujourd’hui, chez Bernard Briantais, il y a des dessins qui voudraient masquer la mort au travail, cacher l’indécence de la déchéance. Des visages qui n’en sont plus, des voiles de pudeur qui ne sont que la cendre de la disparition, des hurlements étouffés qui ne sont que le désespoir des oubliés.

Bernard Briantais, lui on ne l’oublie pas, il continue son œuvre loin de la cohue et du bazar de l’art officiel. Il est un de ces rares artistes qui ne se soumettent pas à cette culture, elle-même soumise au politique qui l’abandonne à la finance.

Il est ailleurs dans ce monde calciné, foudroyé, stupéfiant, qui le hante et qui le pousse à chercher indéfiniment la trace, le nerf, la chair de l’être, de l’autre, de celui qui chemine avec lui au bord du gouffre (la beauté des abîmes et la lenteur enivrante de la chute). La mort tout au bout ne semble plus qu’un élément du décor, l’intrus qui se cache dans la forêt somptueuse, dans le château inépuisable de l’enfance. Minutieusement, jour après jour, il traque ce gibier de potence qui l’obsède, qui l’habite, à la fois lui et l’autre.

Qu’est-il donc ! Allez vous-même le découvrir dans les méandres de ses traits.

Jean Fradin Mai 2012

 

TOWTAM